Lachez-vous !
Freedom is beautiful.
Certes, ce n'est pas parce que depuis quelques semaines vous avez oublié le sens du mot "déprime" -phénomène sans doute lié aux effets conjoints de la libération d'Ingrid Bétancourt et d'une soudaine rentrée d'argent qui vous permet d'acquérir la dernière paire de Manolo Blahnik en soldes qui vous faisait tant craquer-, que pour autant vous êtes libre. La taxe d'habitation, elle, n'est pas payée, votre couple souffre de pannes sexuelles récurrentes et belle-maman veut partir avec vous à La Ciotat. (Ceci n'est PAS autobiographique)
Alors c'est quoi, ce petit sentiment de liberté qui vous chatouille les zygomatiques ? Ahhh, vous pensez à l'amour, saupoudré du soleil de l'été et de quelques bonnes nouvelles savamment disséminées dans votre existence ... Ou simplement à ce boulot qui vous enchante chaque jour un peu plus, avec en ligne de mire le comptable sexy et un appart' sublime ... Ou encore l'euphorie d'une oeuvre d'art qui vous aura séduit, tout en discutant avec ce chouette trentenaire passionné rencontré là-bas ... (et je sais que la perspective d'une quelconque activité sexuelle dans chacune de ces situations ne vous est pas désagréable)
Et bien profitez-en, mes enfants ! Ca ne dure jamais (imaginez moi debout, le torse bombé, le doigt accusateur pointé vers mon écran, un rictus démoniaque vous alarmant de la fragilité du bonheur) ! Tel Ozymandias, écriez-vous "Contemple mon oeuvre, ô Tout Puissant, et désespère !" (bon, avec une once d'humilité ça donnera "Je suis le roi du monde !" et une humilité naturelle, voire normale, "Je peux tout faire !"). Oh je ne dis pas que chaque minute doit être vécue comme la dernière (parce que 95% d'entre vous diront qu'ils veulent faire l'amour une dernière fois avant de mourir)(et ils veulent le faire avec leur idéal masculin qui n'est pas nécessairement leur homme)(ni moi, par chance), mais simplement que lorsque le bonheur (ou ce qui s'en rapproche le plus) se frotte à vous, prenez-le dans vos bras. Il saura s'enfuir avant que vous n'ayez le temps de dire "supercalifragilistiquespidélilicieux". La liberté se conquiert à la force du poignet (non, pas comme vous le pensez ... encore que ...) et se vit dans la tête (non, je ne citerai ni Rousseau ni Diderot à ce sujet).
C'est ça, le secret : tout est dans la tête. Alors videz-la vous de la manière qui vous chante, et sortez de chez vous ! C'est la meilleure des thérapies.
07/07/08 - 09:43
Ben dis donc... tout ça ! Ça mériterait que je lise le reste du blog...
zitrion