20/08/2008Feverish.Why do you leave me wanting more ? Lyon seems so far, suddenly ...
Illusoire, sans doute, mais ne désespérons pas.
Lire partout la détresse, l'ennui, la solitude ... Où sont-ils donc passés, ces moments où l'homme, vigoureux, courageux, volontaire, se relevait à chaque instant pour se battre ? Voilà ce que c'est, l'écoute prolongée de Mylène : on ne sait plus que mettre en lumière sa souffrance sans chercher à y donner de solutions. Ecoutez Jeanne (Mas ... ou Balibar), plutôt !
( Surtout, ne venez pas me dire que j'ai conseillé de la soupe : musicalement, tout est contestable, tout est affaire de goût, mais lisez les paroles ... même si stylistiquement, c'est pas ça non plus ...) Il y a quelque chose d'étonnant dans ce phénomène de glamorisation de la douleur, de la tristesse, de la solitude, de la morbidité ... Non que je prétende ne pas y avoir recours (ce serait mentir), mais je me prévaux au moins de ne pas tomber dans la contemplation de tout ça : il faut agir. Naturellement, vous me direz : "c'est beau à voir" ou "c'est agréable à ressentir" voire même "laissons faire la jeunesse". Il y a tout de même un moment où la non-action rend le tout absolument risible : ce "ahhhh j'ai mal ... mais c'est si beau" finit par se vautrer dans le ridicule le plus ... hilarant. Non, encore une fois, je ne crache pas sur ces jeunes qui se posent des questions sur la vie, la mort, Dieu, l'amour et les marmottes ... au contraire ! Grâce à ces questionnements, on peut avancer ; mais passé un certain âge, il est grand temps de passer à autre chose.
Wilde (pardon, saint Oscar) a écrit "Il n'y a pas de péché sinon la stupidité". Il n'y a pas à s'en offusquer : tout le monde a fait, fait et fera des erreurs (c'est humain). Tant que l'on ne sombre pas dans le pathos larmoyant, que l'on y réfléchit et que l'on en tire des conclusions (qu'elles s'avèrent, au final, utiles ou non, dépend moins de votre QI que de votre implication) pour avancer ... Haaaa je sais, encore une fois, ce que vous allez me dire : "Avancer, avancer ! A quoi bon ?!". Y'a un moment où il faut se rendre compte que la vie est suffisamment courte pour qu'on s'interdise de perdre trop de temps à se lamenter sur soi-même. Outre la beauté intrinsèque des lamentations (et encore, pas de toutes), que la poésie honore souvent, il y a la vie, qui seule permet de créer d'autres occasions de se lamenter (parce que reconnaissons-le, on aime ça ...). Une dernière fois, encore, sortons nous de cette nuit où l'on nous enferme : la nuit est vivante, vibrante, constructive ! 12/08/2008Question.Lorsque l'on sait quand intervient le saturnisme, est-on mieux placé pour mettre du plomb dans le crâne des gens ? 01/08/2008Question de vocabulaire IIPar le hasard des pérégrinations parisiennes (que certains appelleraient des errements, d'autres des balades), j'entends au pied d'une église un type allongé au sol nous dire "Hé, les jeunes, une petite pièce pour les pauvres ?".
Vous vous dites "Et alors ?" et vous pensez "Va encore nous faire ch*** avec des c**neries sur les mots ... C'est quoi cette fois ? "jeunes" ? "pièce" ?" (encore que certains diront tout haut ce qu'ils pensent) ...
Non : "pauvres".
Le politiquement correct nous a collé sur cette réalité le rassurant "SDF". Rassurant parce qu'il n'est question, à première vue, que de problème de logement, et que le logement, on peut finir par lui en trouver un. Si si, on peut. Pourtant, "SDF" cache une foultitude de concepts cachés : le chômage, l'isolement social, la rupture familiale (ou son absence), le manque d'hygiène, l'absence d'aides efficaces pour les sortir de là. Le seul truc amusant : vous noterez que les lettres S, D et F se suivent sur les claviers d'ordinateur ... Je m'égare. "SDF" laisse aussi transparaître leurs petits travers (agressivité, misère sexuelle, alcoolisme, odeur). Donc, s'il nous avait dit "Une petite pièce pour les SDF ?", on aurait eu tout ça, toutes ces images négatives à l'esprit, et honnêtement, c'est pas encourageant.
La littérature, de son côté, a sauvegardé les "indigents". C'est-à-dire ceux qui vivent dans le besoin (du latin indigere, avoir besoin). Vous m'accorderez que ce terme a d'énormes connotations négatives (une fois encore) : il y a du mépris, pour ces "indigents". Et qui dit "mépris" dit qu'on ne donne pas. Et s'ils nous avaient dit "Une petite pièce pour les indigents ?", je me serai arrêté pour leur expliquer qu'ils n'ont pas à avoir honte de leur état, à se placer eux-même en état d'infériorité ... Bref, j'aurais remonté leur moral, mais pas nécessairement leur pouvoir d'achat.
On a quoi d'autre ? "miséreux", "nécessiteux", ... dont la connotation catholique bien-pensante (type enfance et partage ou secours catholique ... si si, expérience vécue) est plus que décourageante, dans la compassion est remplacée par la pitié. Parce que ces gens-là, vu leur situation, ont encore suffisamment d'estime pour eux-mêmes, pour ne pas devoir subir l'atteinte à leur honneur qu'est de se faire appeler un "nécessiteux". Les mecs, on n'est plus sous Louis XIV, quand Vincent de Paul ou François d'Assises créaient des hospices pour les nécessiteux : le vocabulaire n'a plus le même sens. Et puis j'ai suffisamment d'horreur pour cette bien-pensance catholique romaine pour m'énerver sur ce genre de verbiage.
Ah, et il y a "clochard" et "clodo" (non, pas Cloclo ...) qui sont, pas besoin de le préciser, dans l'argot le plus sympatoche...
Alors, soyons bien d'accord : étymologiquement, ils sont effectivement dans la nécessité, dans la misère, dans l'indigence et sans domicile fixe. Mais que diable ! on sait tout de même la valeur des mots.
C'est pourquoi lorsqu'ils nous ont dit "Une petite pièce pour les pauvres ?" j'ai tilté. Ni plus ni moins, ils ont touché juste. Le seul problème que n'importe quel passant compatissant puisse en partie résoudre, c'est sa pauvreté. Son manque de liquidités. Alors vous me direz "Oui, mais ça fait très chrétien, tout de même !". C'est vrai. Mais la pauvreté a une connotation presque noble : il y a ce côté "c'est notre seul problème, l'argent" comme si le reste allait bien. Il y a "pauvre mais honnête" voire "pauvre mais courageux". Il y a une lucidité que je ne saurais pas expliquer. Il y a surtout une justesse dans le mot.
Oui, je sais, c'est très con, comme raisonnement, tout ça tout ça. Surtout que, dans l'histoire, je ne lui ai pas donné de petite pièce (découvert oblige). D'ailleurs, est-ce qu'un découvert c'est pas pire que la pauvreté ? Le découvert, c'est une dette ... (Oui, bon, toutes proportions gardées ^^)
Au fait, combien d'entre vous ont regardé leur clavier pour vérifier que les lettres S, D et F étaient côte-à-côte ? ;) 24/07/2008Dialogue- Mais j'y pense, (...) la nuit ne sera-t-elle pas trop courte ?
- Les rideaux fermés, la nuit dure éternellement. 19/07/2008Question de vocabulaireAvez-vous remarqué la différence d'emploi des deux termes "ami" et "copain" entre l'enfance et l'âge adulte ?
A 7 ans, vous avez pleins de copains, mais de rares amis. Le copain, c'est un camarade d'école, un coéquipier au sport, un voisin : vous êtes bien obligé de bien vous entendre avec, il partage votre aire d'existence. Un ami peut habiter loin, ne pas être dans votre école, votre équipe, votre entourage direct, peu vous importe : c'est un ami avec toutes les prérogatives, tous les droits et devoirs que cela comporte.
Adulte, vous avez plein d'amis mais de rares copains. L'ami, c'est celui qu'on connaît un peu, dont on sait qu'il vous cherchera pas de noises, avec lequel on aime passer du temps ... de temps en temps. Oh, on en a plein ("oui oui, c'est un ami"). Certains sont "de vrais amis" (au singulier, "un véritable ami" ... étonnante langue orale) : c'est l'élite de toutes vos connaissances réunies, ils ont obtenu le maximum de votre confiance. Mais les simples "amis" ne sont pas "vrais" : en quelque sorte ils sont "faux", dans le sens où ce ne sont, au final, que de bons camarades, avec lesquels on rit, on débat, on parle de tout et de rien, mais jamais, jamais on ne se confesse sur l'intime. Et le copain ? Le copain --relations amoureuses exceptées--, est dans la sphère intime. Il est souvent connu de longue date ("un vieux copain"), il a tellement partagé avec vous que vous ne vous souvenez plus par quoi ça a commencé. Il est "bon", parfois "super", vous avez peut-être partagé du très intime ("copains comme cochons" :D ). Un copain, ça devient irremplaçable. Et ça sonne comme si c'était toujours festif, toujours heureux. Ca parle de bonheur, en somme. Un simple ami, ça sonne comme une discussion à l'apéro. Un véritable ami, comme un stabilisateur quand vous jouez les équilibristes.
Et puis, en grandissant, on découvre d'autres relations.
La "connaissance" : vous en connaissez l'identité, sans plus. Vous avez discuté une fois ou deux, mais rien de véritablement engageant. Un connaissance, on ne s'en inquiète pas. Onest parfois un peu curieux, tout au plus.
Le "fuckbuddy" : on l'apprécie, particulièrement pour ses performances sexuelles, sans éprouver d'amour. Ca peut être un très bon copain, voire un véritable ami, avec lequel on peut partager beaucoup, sans sentiments, mais avec pénétration.
Et la friendlist ? Elle est censée contenir "vos amis sur le site". C'est quoi, dès lors ? un cyberfriend ? Un ami GAïen ? C'est un type qu'on croise très rarement en vrai (ex : à un pique-nique, à une MTG), mais très souvent en faux (ex : messages privés, MSN, salon de discussion avec ou sans webcam), et avec lequel, cependant, on a des affinités. Et peut-être même, chacun prend ses risques, à qui on confère un peu de confiance. A ne pas confondre avec ceux que l'on trouve juste excitants, voués à hanter votre hotlist. Et pour tous les autres, il y a la checklist : vous les avez repérés, ils vous semblent sympathiques ... à garder à l'oeil.
C'est fou comme on s'encombre de concepts aléatoires et sans cesse redéfinis, voire franchement personnels, rien que dans la vraie vie. 14/07/2008C'est la vie !Soyons légers.
Regardez : la patrouille de France a fait un joli passage devant chez moi. Que fais-je ? Je sors, je regarde, j'écarquille les yeux, je souris.
Autre exemple : Lucy, le petit chat d'un des voisins, me passe une visite. Que fais-je ? J'enfile un jean et je le rapporte à son charmant propriétaire (hétéro).
Encore ? Je tombe sur "Patate et dragon", sur Gulli. Et ? Ben, je regarde.
Soyons légers : j'aurais pu me dire "débauche de moyens pour fêter la patrie", "gasp ! il doit être en fuite ..." ou "j'ai plus douze ans, regardons plutôt iTélé". Et non.
Soyons légers. Oh, vous qui vous dites "surtout pas !!", vous avez beau vous dire que votre intellect est un atout, je suis intimement persuadé que vous en faites un usage excessif. Facile : vous réfléchissez (trop). Vous vous posez des questions. Beaucoup. Infiniment. Sur tout et n'importe quoi. Ca vous prend un temps monstrueux (en plus). Alors, ça peut être utile quand il faut penser les questions difficiles. Mais honnêtement, l'instinct est un meilleur conseiller. "Heureux les simples d'esprit" : parce qu'au final, ceux qui n'ont pas les facultés intellectuelles suffisantes n'ont pas le devoir de penser les choses essentielles. La politique. L'amour. L'Homme.
Il faut vivre. Beaumarchais : "je m'empresse de rire de tout de peur d'avoir à en pleurer". Et vivre, ce n'est pas penser. "Je pense donc je suis" (Descartes) : certes, c'est la pensée qui distingue l'homme de l'animal. L'Homme peut résister aux instincts primaires par sa pensée. Mais doit-il se détacher de sa nature, du naturel, à tout prix ?
Oh, je suis comme vous : j'aime les gens qui réfléchissent deux minutes. J'aime le tact. J'aime la logique. J'aime les débats. J'aime les disputes. J'aime refaire le monde. J'aime la pensée du monde. Mais ne nous enfermons pas. L'air pur ne se pense pas. L'amour ne se pense pas. Même le sexe ne se pense pas (si le préservatif est entré dans vos réflexes, sinon, il se pense dix secondes, le temps de l'enfiler). "Ce n'est pas être sage qu'être plus sage qu'il ne faut" (Philippe Quinault) ... 07/07/2008Lachez-vous !Freedom is beautiful.
Certes, ce n'est pas parce que depuis quelques semaines vous avez oublié le sens du mot "déprime" -phénomène sans doute lié aux effets conjoints de la libération d'Ingrid Bétancourt et d'une soudaine rentrée d'argent qui vous permet d'acquérir la dernière paire de Manolo Blahnik en soldes qui vous faisait tant craquer-, que pour autant vous êtes libre. La taxe d'habitation, elle, n'est pas payée, votre couple souffre de pannes sexuelles récurrentes et belle-maman veut partir avec vous à La Ciotat. (Ceci n'est PAS autobiographique)
Alors c'est quoi, ce petit sentiment de liberté qui vous chatouille les zygomatiques ? Ahhh, vous pensez à l'amour, saupoudré du soleil de l'été et de quelques bonnes nouvelles savamment disséminées dans votre existence ... Ou simplement à ce boulot qui vous enchante chaque jour un peu plus, avec en ligne de mire le comptable sexy et un appart' sublime ... Ou encore l'euphorie d'une oeuvre d'art qui vous aura séduit, tout en discutant avec ce chouette trentenaire passionné rencontré là-bas ... (et je sais que la perspective d'une quelconque activité sexuelle dans chacune de ces situations ne vous est pas désagréable)
Et bien profitez-en, mes enfants ! Ca ne dure jamais (imaginez moi debout, le torse bombé, le doigt accusateur pointé vers mon écran, un rictus démoniaque vous alarmant de la fragilité du bonheur) ! Tel Ozymandias, écriez-vous "Contemple mon oeuvre, ô Tout Puissant, et désespère !" (bon, avec une once d'humilité ça donnera "Je suis le roi du monde !" et une humilité naturelle, voire normale, "Je peux tout faire !"). Oh je ne dis pas que chaque minute doit être vécue comme la dernière (parce que 95% d'entre vous diront qu'ils veulent faire l'amour une dernière fois avant de mourir)(et ils veulent le faire avec leur idéal masculin qui n'est pas nécessairement leur homme)(ni moi, par chance), mais simplement que lorsque le bonheur (ou ce qui s'en rapproche le plus) se frotte à vous, prenez-le dans vos bras. Il saura s'enfuir avant que vous n'ayez le temps de dire "supercalifragilistiquespidélilicieux". La liberté se conquiert à la force du poignet (non, pas comme vous le pensez ... encore que ...) et se vit dans la tête (non, je ne citerai ni Rousseau ni Diderot à ce sujet).
C'est ça, le secret : tout est dans la tête. Alors videz-la vous de la manière qui vous chante, et sortez de chez vous ! C'est la meilleure des thérapies. 24/06/2008Leçon inutile n°1 du professeur F451La schizophrénie n'est pas la "double-personnalité". Il s'agit plutôt d'un trouble menant à des altérations de la perception de la réalité (délire), des troubles cognitifs, et des dysfonctionnements sociaux et comportementaux.
Symptômes cliniques (à mettre en perspective avec le contexte social, familial et culturel du sujet) :
- Les troubles cognitifs sont souvent les symptômes annonciateurs : troubles d’attention, de concentration, de mémoire, des fonctions exécutives (préparer un repas, par exemple) se traduisant par une difficulté à conceptualiser les gestes nécessaires à la réalisation d’une tâche. Ces symptômes persisteront plus longtemps que les symptômes aigus.
- Les symptômes aigus se manifestent habituellement au début de l’âge adulte, entre 17 et 23 ans chez les hommes et entre 21 et 27 ans chez les femmes. Hallucinations (le plus souvent auditives), délires (erreurs de jugement logique, genre "je suis surveillé/persécuté/en danger"), langage incohérent, agissements bizarres.
- Les symptômes déficitaires s’observent par un manque ou une absence de comportements habituels : isolement, difficulté de conversation, perte d’énergie (impression d’insouciance, de négligence, de paresse), diminution de l’expression des émotions.
Isaac Newton ou Vincent Van Gogh étaient schizophrènes. Jeanne d'Arc aussi, sans doute.
La schizophrénie n'est donc pas à confondre avec les troubles dissociatifs de la personnalité.
La "double-personnalité" se caractérise par la succession des personnages incarnés par une personne, au niveau conscient. Les différentes personnalités ne constituent pas des entités discrètes et autonomes, il s'agit plutôt de la dissociation d'une même personnalité ... On utilise souvent ce trouble dans l'opinion, les médias, pour qualifier un discours ou un comportement qui se contredit.
Hey, c'est pas plus clair, comme ça ? 20/06/2008Futilité #1"Les rois ne touchent pas aux portes.
Ils ne connaissent pas ce bonheur : pousser devant soi avec douceur ou rudesse l'un de ces grands panneaux familiers, se retourner vers lui pour le remettre en place, -tenir dans ses bras une porte.
Le bonheur d'empoigner au ventre par son noeud de porcelaine l'un de ces hauts obstacles d'une pièce ; ce corps-à-corps rapide par lequel un instant la marche retenue, l'oeil s'ouvre et le corps tout entier s'accommode à son nouvel appartement.
D'une main amicale il la retient encore, avant de la repousser décidément et s'enclore, ce dont le déclic du ressort puissant mais bien huilé agréablement l'assure."
F. Ponge, 1942
La porte comme une frontière. Entre intérieur et extérieur, entre intime et public. Et rompre une habitude en public, n'est-ce pas un peu ouvrir une porte sur soi ? L'embrasser, le serrer dans ses bras en pleine rue ? Faire un pas de deux devant la machine à café ? Un doigt d'honneur au conducteur fou qui klaxonne ?
Et elle qui arrive à me faire dire que je veux ressentir mes douleurs d'enfant, celles-là mêmes que j'ai étouffées de mes mains avec toute la rage disponible. Rouvrir des portes qu'on condamne soi-même ... Faut-il être dingue pour ... ou digne ? Va savoir.
Où est la porte sur un site ? Jusqu'à quel degré entr'ouvre-t-on son soi à la multitude, à cette myriade d'yeux blasés, intéressés ou curieux, dont on ne contrôle ni l'origine, ni le cheminement, ni même l'idée qui en découle : jusqu'à quel point se donne-t-on en pâture ? Et peut-on espérer cesser le flot en claquant la porte ici puis en la rouvrant ailleurs ?
Je sais, après, je vais payer pour ça ...
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|  Joseph Geefs, Le génie du Mal |